Les Sources

1. Quand je menais les chevaux boire *

Tradition orale, recueillie dans la région du Havre. Citée dans J. Canteloube, Anthologie des chants populaires français, t. 4, 1951.

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2. Jean Petit danse… *

Timbre et mélodie populaire à partir du XVIIIe siècle. La première source attestée est l'édition de 1675 de François Colletet, Noëls nouveaux (sur l'air renouvellé du curé de Môle). On le retrouve dans la Parodie de Castor et Pollux représentée par les Comédiens italiens du Roy le 14 décembre 1737, chez Collé en 1768, puis dans la Clé du Caveau en 1811. Le timbre et la mélodie ont persisté dans la danse folklorique du Sud-Ouest aux XIXe et XXe siècles.

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3. La Louison *

Chanson de conscrit, de tradition orale, dont l'origine est probablement le Pays de Retz. Collectage en Auvergne par Olivier Durif et Jean-François Vrod.

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4. La religieuse rebelle *

Complainte récoltée en 1844 par A. Millien et J.-G. Pénavaire, et éditée dans Littérature orale et traditions du Nivernais, chants et chansons, 1906.

5. La Péronnelle *

Chanson de tradition orale attestée par Davenson (Le livre des chansons, 1957) et Canteloube (op. cit.). Sources dans la musique savante : dès le XVe siècle dans le Chansonnier de la Bibliothèque nationale de France, ms. fr. 12 744, publié par G. Paris et A. Gevaert, Chansons du XVe siècle…, 1875. La chanson est étudiée dans G. Doncieux et J. Tiersot, Le romancéro populaire de la France, 1904 (timbre d'après le chansonnier et deux autres sources, H. Fresneau, Parangon des chansons, tiers livre, 1538 et J. Lefebvre, Meslanges de musique, 1613).

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6. Mort et convoi de l'invincible Malbrough *

Timbre probablement dû à un chansonnier du XVIIIe siècle. Elle fut chantée à la cour par la nourrice du dauphin de Marie Antoinette : de là son thème se répandit partout (on dit que Napoléon l'entonnait quand il entrait en campagne) et fut parodié maintes fois. Nous avons utilisé le texte imprimé par Dumersan (Chants et chansons populaires de la France, Chansons choisies, romances, rondes et complaintes, 1860).

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7. Les tendres souhaits

Parfois attribuées à tort à Jean-Jacques Rousseau, les paroles sont de Charles Henri Ribouté et le timbre est un air de Giovanni Battista Pergolesi. On en trouve de nombreuses versions anciennes (Vaudevilles, parodies, brunettes, BNF, Vm7 499, ms. fr, fin XVIIIe siècle ; Chansons choisies avec les airs notés, 1782 ; Charles Doisy, Six pots-pourris, 1805, air arr. et varié pour guitare) et modernes (c'est l'air que joue le marchand de sable de Bonne nuit les petits quand il s'en est allé après avoir jeté son sable lors du générique de fin).

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8. Bourrée

Danse folklorique traditionnelle du Berry. Transcrite par Frédéric Chopin, dans l'Album de George Sand.

9. La blanche biche *

Recueillie dans la tradition orale en 1841 et publiée par G. Doncieux et J. Tiersot (Le romancéro populaire de la France, 1904), la chanson a été retrouvée dans une zone allant de la Vendée à la Normandie orientale. Elle figure également dans H. Davenson, op. cit.

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10. N'èran tres fraires *

Chanson en langue d'oc, de tradition orale, très répandue en Occitanie centrale et en Piémont. Davenson (op. cit.) note la forme française de cette chanson populaire (La maumariée vengée par son frère). Cette complainte est passée dans le répertoire des chansonniers parisiens et fut paraphrasée en style troubadour par Moncrif (Les infortunes inouïes de la tant belle, honnête et renommée comtesse de Saulx, 1751). Nous avons choisi la version gasconne en graphie classique de Maurici Romieu et le timbre proposé par Davenson.

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11. Ah ! vous dirai-je maman

Le timbre de cette bergerie se trouve dès 1740 (d'après Davenson, op. cit.) et est édité par François Bouin (La vielleuse habile, 1761) et Michel Corrette, (La belle vielleuse, 1783). Outre les célèbres variations KV 265 de Wolfgang Amadeus Mozart, on lui connaît des Parodies spirituelles (Nicolas Crapart, Opuscules sacrés et lyriques, 1774) ainsi que des versions pour pianoforte ou clavecin (Josse François Joseph Benaut, Ah ! vous dirai-je maman, avec 24 variations, 1777) qui ont inspiré notre choix interprétatif.

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12. Tambourin

M. Corrette, La belle vielleuse, 1783. La vogue de cette danse d'origine populaire sur les scènes parisiennes vient notamment des fameux tambourins de Rameau (Les Indes Galantes, 1735).

13. Qui vòu audir cançon *

Plusieurs sources anciennes sont données par P. Coirault (Recueil de chansons choisies, ms. fr., 2e moitié du XVIIIe siècle, BNF, Rés. Vm. Crlt 72 ; Airs provençaux, 1745-1749, BNF, Weck 140 D). Le timbre est celui que propose Davenson (op. cit.) pour Les tristes noces, les paroles sont une version en occitan gascon de Maurici Romieu d'après les paroles des Tristes noces.

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14. La Furstenberg

De nombreuses versions populaires et savantes existent. L'enregistrement reprend le thème d'une version pour violon seul (ms. fr. entre 1769 et 1789, BNF, Vm7 4865), augmentée d'improvisations proposées par Odile Edouard. On retrouve ce timbre chez Philidor (Suite de danses pour les violons et hautbois, 1712, BNF, Vm7 3555), dans un Recueil de Contredances transposée pour la viele, BNF, Vm7 3643), pour quatuor de violons (Purcell, The Virtuous Wife, pour cistre ou guitare (H.A.J de Villers, Premier recueil d'ariettes, menuets et allemandes, arrangés pour le cistre ou guittare allemande, 1775), pour clavecin (Recueil de pièces pour clavecin, ms. fr., fin XVIIIe s., BNF, Vm7 6307).

15. Plaisir d'amour

Romance du poète Jean-Pierre Claris de Florian, mise en musique par Jean-Paul-Egide Martini. De nombreuses versions pour clavecin, guitare (La Chabeaussière, Romance nouvelle de M. le Chevalier de Florian, Air de M. Martini, Etrennes de polymnie, 1785), pianoforte (Louis Weiskopf, Six airs tirés des opéras les plus nouveaux variés pour le piano-forte… 1798). Berlioz l'instrumenta pour orchestre en 1859, et elle a figuré et figure encore au répertoire de tous les plus grands interprètes de chansons.

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* Arrangements Vincent Dumestre.

Translation © Mary Pardoe