1. Quand je menais les chevaux boire
Anonyme

En menant les chevaux boire j'entendis le coucou chanter
Il me disait dans son langage "ta bien-aimée ils vont l'enterrer"
- Ah que dis-tu méchante bête j'étais près d'elle hier au soir
Mais quand je fus dedans la lande j'entendis les cloches sonner
Et je fus dedans l'église j'entendis les prêtres chanter
Donnais du pied dedans la châsse "réveillez-vous si vous dormez !"
- Non je ne dors ni ne sommeille, je vous attends dedans l'Enfer
Vois ma bouche est pleine de terre et la tienne est pleine d'amour
Auprès de moi reste une place et c'est pour toi qu'on l'a gardée.

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As I was taking the horses to water
Anonymous

As I was taking the horses to water I heard the cuckoo sing,
It told me in its language: They are going to bury your beloved.
- Ah, what are you saying, wicked bird? I was with her last evening.
But when I was on the heath I heard the bells ringing,
And when I was in the church I heard the priests singing.
I gave the reliquary a kick: Wake up if you are asleep!
- No, I am neither asleep nor dozing; I am awaiting you in hell.
See, my mouth is full of earth and yours is full of love,
There's a place beside me and it has been kept for you.

2. Jan Petit que dança


Jan Petit que dança, dab lo Rei de França
Dab lo dit, dit, dit, Jan Petit que dança ! Dab lo pè…
Dab la cama…
Dab lo cap…
Dab lo nas…
Dab la boca…
Dab la man…
lo braç…
lo cobde…
la cueisha…
lo jolh…

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Jean Petit danse…
Anonyme

Jean Petit danse avec le Roi de France
Avec le doigt…
Avec le pied…
Avec la jambe…
Avec la tête…
Avec le nez…
Avec la bouche…
Avec la main…
Avec le bras…
Avec le coude…
Avec la cuisse…
Avec le genou…

Little John is dancing
Anonymous

Jean Petit is dancing, with the King of France
With his finger, finger, finger, Jean Petit is dancing!
With his foot ...
With his leg ...
With his head ...
With his nose ...
With his mouth ...
With his hand ...
arm ...
elbow ...
thigh ...
knee ...

3. La Louison
Anonyme

En remontant la place d'armes
J'ai entendu ma Louison
Ah ! qu'elle pleurait, versait des larmes
D'avoir perdu son cher amant

Ne pleure pas charmante Louise
Car dans six mois je reviendrai
e reviendrai de ma campagne
Je reviendrai pour t'épouser

Et quand l'enfant viendra à naître
Tu lui feras porter mon nom
Je m'appelle Louis sans gène
Je suis un garçon sans façon.

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Louison
Anonymous

As I was walking up the parade ground
I heard my dear Louison.
Oh, how she was weeping, shedding tears,
Because she had lost her dear lover!

Weep not, charming Louise,
For in six months I shall be back,
I'll be back from my campaign,
I'll be back to marry you.

And when the child is born
You will give him my name.
My name is Louis without any fuss,
I'm a simple lad.

5. La Péronnelle
Anonyme

Avez vous vu la Péronnelle
Que les gens d'armes ont emmenée ?

Ils l'ont habillée comme un page :
C'est pour passer le Dauphiné

Elle avait trois mignons de frères
Qui la sont allés pourchasser

Tant l'ont cherchée que l'ont trouvée
A la fontaine d'un vert pré

Ou elle faisait boire sa cavale,
C'était pour mieux la chevaucher

Eh Dieu vous garde, la Péronnelle !
Vous n'en voulez point retourner ?

Nenni vraiment, mes beaux frères,
Jamais en France n'entrerai.

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Peronnelle
Anonymous

Have you seen Peronnelle?
The men at arms have taken her away.

They dressed her as a pageboy
To convey her through Dauphiné.

She had three dear sweet brothers
Who went out looking for her.

Through searching, at last they found her,
At the spring in a green meadow,

Where she was watering her mare,
The better to ride her.

Hey, God protect you, Peronnelle!
Do you not wish to return?

No, really, my fine brothers,
Never again shall I return France.

6. Mort et convoi de l'invincible Malbrough
Anonyme

Malbrough s'en va-t-en guerre,
Mironton,mironton, mirontaine,
Malbrough s'en va-t-en guerre,
Ne sait quand reviendra.

Il reviendra z-à Pâques,
Ou à la Trinité.

La Trinité se passe,
Malbrough ne revient pas.

Madame à sa tour monte,
Si haut qu'elle peut monter,

Elle aperçoit son page,
Tout de noir habillé.

Beau page, ah ! mon beau page,
Quelle nouvelle apportez ?

Aux nouvelles que j'apporte,
Vos beaux yeux vont pleurer.

Monsieur d'Malbrough est mort,
Est mort et enterré.

J'l'ai vu porté en terre,
Par quatre z-officiers.

L'un portait sa cuirasse,
L'autre son bouclier.

L'un portait son grand sabre,
L'autre ne portait rien.

À l'entour de sa tombe,
Romarins l'on planta.

On vit voler son âme,
Au travers des lauriers.

Chacun mit ventre à terre,
Et puis se releva

Pour chanter les victoires
Que Malbrough remporta.

La cérémonie faite,
Chacun s'en fut coucher

Les uns avec leurs femmes
Et les autres tous seuls.

Ce n'est pas qu'il en manque,
Car j'en connais beaucoup

Des blondes et des brunes
Et des chataign's aussi.

J'n'en dis pas davantage
Car en voilà-z-assez.

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Death and burial of the invincible Malbrouk
Anonymous

Malbrouk goes off to war,
Mironton,mironton, mirontaine,
Malbrouk goes off to war,
Knows not when he will return.

He'll return at Easter,
Or at Trinity.

Trinity passes,
Malbrouk does not return.

His wife climbs her tower
As high as she can go,

She sees her page coming,
Clothed all in black.

Fair page, ah, my fair page,
What news do you bring?

At the news that I bring,
Your lovely eyes will weep.

My lord Malbrouk is dead,
Is dead and buried.

I saw him laid in the ground
By four officers.

One bore his cuirass,
The other his buckler.

One bore his great sword,
The other bore nothing.

Around his tomb
Was planted rosemary.

We saw his soul take flight
Through some laurels.

Each prostrated himself
And then arose

To sing of the victories
That Malbrouk won.

The ceremony done,
Everyone went to bed,

Some with their wives
And the others all alone.

It's not that there was a lack of them,
For I knew many of them,

Blondes and brunettes
And chestnut heads too.

I shall say no more,
For that is enough.

7. Les tendres souhaits
Anonyme

Que ne suis-je la fougère,
Où, sur le soir d'un beau jour,
Se repose ma bergère
Sous la garde de l'Amour !
Que ne suis-je le Zéphyre
Qui rafraîchit ses appas,
L'air que sa bouche respire,
La fleur qui naît sous ses pas.

Que ne suis-je l'onde pure
Qui la reçoit dans son sein !
Que ne suis-je la parure
Qu'elle met sortant du bain !
Que ne suis-je cette glace,
Où son minois répété
Offre à nos yeux une grâce
Qui sourit à la beauté !

Que ne puis-je, par un songe,
Tenir son cœur enchanté !
Que ne puis-je du mensonge
Passer à la vérité !
Les dieux qui m'ont donné l'être
M'ont fait trop ambitieux,
Car enfin je voudrois être
Tout ce qui plaît à ses yeux.

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Loving wishes
Anonymous

If only I were the bracken,
Whereon towards eve on a fine day,
My shepherdess rests
Watched over by Love!
If only I were Zephyr
Who refreshes her charms,
The air she breathes,
The flower that springs beneath her step.

If only I were the pure water
That receives her in its breast!
If only I were the dress
She dons after bathing!
If only I were the mirror,
In which her pretty face repeated
Presents to our eyes a grace
That smiles at beauty!

If only I could, in a dream,
Hold her heart under a spell!
If only I could make that delusion
Become reality!
The gods who gave me being
Made me too ambitious,
For in short I would like to be
Everything her eyes delight in.

9. La blanche biche
Anonyme

Celles qui vont au bois, c'est la mère et la fille.
La mère va chantant et la fille soupire :
« Qu'av'vous à soupirer, ma fille Marguerite ?
- J'ai bien grande ire en moi, et n'ose vous le dire :
Je suis fille le jour et la nuit blanche biche.
La chasse est après moi, les barons et les princes,
Et mon frère Renaud qui est encore bien pire.
Qu'il arrête ses chiens jusqu'à demain ressie.
- Où sont tes chiens, Renaud, et ta chasse gentille ?
- Ils sont dedans le bois à courre blanche biche.
- Arrête-les, Renaud, arrête je t'en prie ! »
Trois fois les a cornés o son cornet de cuivre ;
À la troisième fois la blanche biche est prise :
Celui qui la dépouille dit : « je ne sais qui dire :
Elle a les cheveux blonds et le sein d'une fille. »
A tiré son couteau, en quartiers il l'a mise.
En ont fait un dîner au baron et aux princes :
« Nous voici tous illec, faut ma sœur Marguerite.
- Vous n'avez qu'à manger, suis la première assise :
Ma tête est dans le plat et mon cœur aux chevilles,
Mon sang est répandu par toute la cuisine,
Et sur vos noirs charbons, mes pauvres os y grillent ».

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The white hind
Anonymous

Mother and daughter go to the woods,
The mother singing and the daughter sighing:
- Why are you sighing, Margaret, my daughter?
- There is terror within me and I dare not say why:
I am a maiden by day and a white hind by night.
The hunt is after me, the barons and the princes,
And my brother Renaud, which is far worse.
To stop his dogs until noon tomorrow.
- Where are your dogs, Renaud, and your noble hunt?
- They are in the wood, hunting the white hind.
- Stop them, Renaud, stop them, I beg you.
Three times he sounded his copper horn:
- Let us send for the skinner, to skin the hind.
The skinner says, I don't know what to say:
She has blond hair and a maiden's breast.
He took his knife and he quartered her.
They made of her a dinner for the baron and the princes:
- Here we are, all except for my sister Margaret.
- You have but to eat; I am the first at table:
My head is in the dish and my heart on the butcher's hook;
My blood is spattered all over the kitchen,
And on your black coals my poor bones are grilling.

10. N'èran tres fraires


N'èran tres fraires
N'an qu'ua sòr a maridar.
L'an maridada
Au mei maishant deu vesiat.
L'a tant batuda
Dab un baston de verd pomèr,

L'a tant batuda
Dab un baston de verd pomèr,
Que l'a sacrada
De la tèsta dinc a son pè.
Sa camiseta
A l'aigueta se'n va lavar.

Mentre que lava,
Tres chivalièrs van arribar.
Hòu, la sirventa !
On ei la dauna deu castèth ?
Soi pas sirventa,
Mès soi la dauna deu castèth.

Soi pas sirventa,
Mès soi la dauna deu castèth
Ditz, ma soreta,
Qui t'a mes dins aqueth estat.
Aquò's, mon fraire,
Lo marit que m'avetz balhat.

Aquò's, mon fraire,
Lo marit que m'avetz balhat.
E donc lo fraire
De cramba en cramba l'a cercat.
D'un còp d'espasa,
la tèsta au maishant a copat.

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Ils étaient trois frères…
Anonyme

Ils étaient trois frères ;
Ils n'avaient qu'une sœur à marier.
Ils l'ont mariée
Au plus méchant homme du voisinage.
Il l'a tant battue
Avec un bâton de pommier vert,

Il l'a tant battue
Avec un bâton de pommier vert,
Que son corps en a été meurtri
De la tête jusqu'aux pieds.
Elle est allée à la rivière
Laver son corsage.

Tandis qu'elle le lave,
Trois chevaliers viennent à passer.
Holà, la servante !
Où est la dame du château ?
Je ne suis pas la servante,
Je suis la dame du château.

Je ne suis pas la servante,
Je suis la dame du château.
Dis-moi, petite sœur,
Qui t'a mis dans cet état.
C'est, mon cher frère,
Le mari que vous m'avez donné.

C'est, mon cher frère,
Le mari que vous m'avez donné.
Alors le frère
De chambre en chambre l'a cherché.
D'un coup d'épée,
Il a tranché la tête du méchant homme.

There were three brothers
Anonymous

There were three brothers
Who had but one sister to marry.
They married her
To the wickedest man in those parts.
He beat her so
With a stick from a green apple tree,

He beat her so
With a stick from a green apple tree
That from top to toe
He harmed her.
Off she went to wash
Her smock in the stream.

As she was washing,
Along came three knights.
- Ho! Servant girl,
Where is the lady of the castle?
- I am not a servant girl,
But I am the lady of the castle,

I am not a servant girl,
But I am the lady of the castle.
- Tell me, little sister,
Who put you in this state?
- It was, my dear brother,
The husband you gave me,

It was, my dear brother,
The husband you gave me.
And so the brother
Sought him out from room to room.
With a blow of his sword
He cut off the wicked man's head

11. Ah ! vous dirai-je maman
Anonyme

Ah ! vous dirai-je, maman,
Ce qui cause mon tourment ?
Depuis que j'ai vu Silvandre,
Me regarder d'un air tendre,
Mon cœur dit à chaque instant :
Peut-on vivre sans amant !

L'autre jour dans un bosquet,
Il me fit faire un bouquet ;
Il en orna ma houlette,
Me disant : « Belle brunette,
Flore est moins belle que toi :
L'amour moins tendre que moi. »

Je rougis et par malheur,
Un soupir trahit mon cœur :
Le cruel avec adresse
Profita de ma faiblesse.
Hélas ! maman, un faux pas
Me fit tomber dans ses bras.

Je n'avais pour tout soutien
Que ma houlette et mon chien :
L'amour voulant ma défaite,
Ecarta chien et houlette :
Ah ! qu'on goûte de douceur
Quand l'amour prend soin d'un cœur.

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Ah, shall I tell you, mother
Anonymous

Ah, shall I tell you, mother,
The cause of my torment?
Since I have seen Silvander
Gaze on me with eye so tender,
With each moment my heart asks:
Can one live without a lover?

The other day in a grove,
He picked a bunch of flowers;
He adorned my crook with them,
Saying: Fair brunette,
Flora is not as lovely as you,
Nor Love as tender as I am.

I blushed and unfortunately
A sigh betrayed my heart,
And cleverly the cruel one
Took advantage of my weakness.
Alas, mother, a careless mistake
Made me fall into his arms.

My crook and my dog
Were my only support;
Love, requiring my defeat,
Dismissed both dog and crook.
Ah, what sweetness one savours
When love takes care of one's heart!

13. Qui vòu audir cançon


Qui vòu audir cançon, canconeta navèra,canta rossinholet
la d'un joen gojat e d'ua damisèla

Qu'an hèit sèt ans l'amor, sèt ans a l'esconuda ; canta rossinholet
mès, au cap de sèt ans, lo galant se marida.

Au casau deu son pair, que i a bruishons d'ortigas
Que n'a hèit un flocalh, que l'a dat a sa miga.

“– Aquò qu'ei entà vos, qu'ei tà la despartida ;
a ua auta que vos, lo men pair que'm marida.

– La qui vatz esposar be n'ei donc tan beròja ?
– Pas tan beròja, non , mès era qu'ei plan rica !

– E deishatz la beutat tàd aver las pistòlas ?
– Amiga, en v'ac pregar, e seguiratz la nòça ?

Amiga, s'i vienetz, vienetz-i plan vestida.”
Lavetz la damisèla qu'a hèit talhar tres raubas.

L'ua de satin blanc, l'auta de satin ròse
e l'auta en teishut d'aur, tà plan marcar qu'ei nòbla.

Deu mei luenh qu'òm la ved :
“– Ueratz, ueratz la nòvia !
– La nòvia ne soi pas, que soi l'abandonada.”

Lo galant la saluda e que pren sa man blanca ;
que l'emmia entà har un petit torn de dança.

lèu lo purmèr torn, la bèra que cad mòrta.
“– Perqué morir, amiga, e morir de la sòrta ?

Si moritz per m'amor, jo mòri per la vòsta.”
Que pren lo son cotèth, que'u se planta en la còsta.

E lo monde que disen : “B'ei donc trista la noça !
Ha, los praubes mainats ! Son mòrts d'amorosia !

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Qui veut ouïr chanson
Anonyme

Qui veut ouïr chanson, chansonnette nouvelle chante rossignolet
C'est d'un jeune garçon et d'une damoiselle

Ont fait l'amour sept ans, sept ans sans rien en dire
mais au bout de sept ans, le galand se marie

Au jardin de son père, y a un buisson d'orties
il en a fait un bouquet, pour porter à sa mie

tenez ma mie tenez, voici la départie
à une autre que vous mon père me marie

celle que vous prenez est-elle bien jolie ?
pas si jolie que vous mais elle est bien plus riche

vous quittez la beauté pour prendre la richesse
la belle en vous priant viendrez vous à mes noces ?

La belle si vous venez venez y donc bien propre
la belle n'y a manqué s'est fait faire trois robes

L'un de satin blanc l'autre de satin rose
et l'autre de drap d'or pour marquer qu'elle est noble.

Du plus loin qu'on la voit : voici la mariée
- la mariée ne suis, je suis la délaissée

L'amant qui la salue la prend par sa main blanche
la prend pour faire un tour un petit tour de danse

Au premier tour qu'elle fait la belle tombe morte
Pourquoi mourir, ma mie, et mourir de la sorte ?

si vous mourez pour m'amour moi je meurs pour la vôtre
il prit son couteau se le planta en les côtes.

les gens vont en disant : grand dieu, quels tristes noces
O les pauvres enfans, tous deux morts d'amourette.

 

Who will hear a song...
Anonymous

Who will hear a song, a new song?
Sing little nightingale
It is about a young man and a maiden.

They were secretly in love for seven years
Sing little nightingale
But after seven years, the young man was wed.

In his father's garden, there grew a clump of nettles
Sing little nightingale
He picked a bunch and took them to his true love.

- Here, my love, this is my parting gift,
For my father is marrying me to another.

- Your wife-to-be, is she pretty?
- Not as pretty as you, no, but she is very rich.

- You leave beauty for riches?
- Fair one, if I ask you, will you come to my wedding?

Fair one, if you come, come well dressed.
The maid did not fail; she had three new dresses made,

One of white satin, another of pink
And the third of gold brocade to show that she was noble.

They spied her from afar: Here comes the bride!
- I am not the bride, I have been abandoned.

Her lover greets her, takes her by her white hand,
Leads her for a short dance around the floor.

At the first turn the fair maid falls down dead.
- Why die, my love, why die in this way?

If you die for love of me, I shall die for love of you,
And he took his knife and stabbed himself.

And people said: What a sad wedding!
Oh, the poor young folk, both of them dead for love!

15. Plaisir d'amour
Giovanni Martini

Plaisir d'amour ne dure qu'un moment,
Chagrin d'amour dure toute la vie.

J'ai tout quitté pour l'ingrate Sylvie,
Elle me quitte et prend un autre amant.

Plaisir d'amour ne dure qu'un moment,
Chagrin d'amour dure toute la vie.

Tant que cette eau coulera lentement
Vers le ruisseau qui borde la prairie,

Je t'aimerai, me répétait Sylvie,
L'eau coule encore… Elle a changé pourtant.

Plaisir d'amour ne dure qu'un moment,
Chagrin d'amour dure toute la vie.

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Love's pleasure
Giovanni Martini

Love's pleasure lasts but a moment,
Love's disappointment lasts a lifetime.

I left everything for ungrateful Sylvie,
She left me for another lover.

Love's pleasure lasts but a moment,
Love's disappointment lasts a lifetime.

For as long as this water flows gently
Towards the stream that runs along the meadow,

I will love you, Sylvie would say to me.
The water is flowing still... But she has changed.

Love's pleasure lasts but a moment,
Love's disappointment lasts a lifetime.

Translation © Mary Pardoe