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Déjà plébiscité par la FNAC.com et Le Figaro… 


... Vivifiant retour parce que, en utilisant précisémment les sources musicales les plus authentiques (grâce aux patientes recherches de Damien Vaisse) et en les servant par une interprétation si simple, si naïve au vrai sens du terme, Vincent Dumestre et son magnifique ensemble nous les font entendre comme pour la première fois. Impression tout à la fois de familiarité et d'étrangeté, d'étrangeté dans la familiarité même, parce que nous pouvons les écouter enfin débarrassées de ces arrangements pour enfants qui leur faisaient pour ainsi dire écran. A la simplicité des très beaux poèmes qui peuvent être lus pour eux-mêmes (Louison, Quand j'emmenais les chevaux boire, Les tendres souhaits...) correspond la simplicité de la musique et celle, on l'a dit, de l'interprétation, qu'il s'agisse des voix très pures, très ingénues de Claire Lefilliâtre, d'Isabelle Druet et Brice Duisit, mais aussi des sonorités si émouvantes des flûtes, cornemuse, guitare et théorbe, sans oublier les cordes et les percussions, ni le "pianoforte à tangentes" qui plante le décor délicieusement suranné comme il se doit, de Plaisir d'amour.
Le choix d'une grande réverbération du son, dans la Chapelle de l'hôpital Notre-Dame de Bon Secours, surprend tout d'abord quelque peu, mais participe en réalité à l'envoûtement, contribue à l'émotion, à l'écoute de cette musique atemporelle et tellement présente, venue d'autrefois et si extraordinairement neuve.

Michel Gribenski

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